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Embaucher un salarié étranger en France : démarches, délais et sécurité juridique

Vous êtes employeur et vous souhaitez embaucher un salarié étranger à temps plein en France ? Vous devez obtenir une autorisation de travail auprès de l'administration française ?

Voici les conditions à respecter, les étapes à suivre et les risques à éviter pour recruter rapidement et sans risque.

Vous avez trouvé le bon candidat mais il n'a pas encore le droit de travailler en France : quelles questions se poser ?

Vous avez trouvé le bon candidat. Il ou elle a exactement le profil que vous cherchez depuis des mois. Mais il n'est ni ressortissant de l'Union européenne, ni de l'Espace économique européen, ni de la Suisse.

Pour travailler en France pour le compte de votre entreprise, il lui faut un document l’autorisant à travailler en France. Les questions s'accumulent alors.

Salarié, travailleur temporaire, passeport talent… Chaque titre a ses conditions, son circuit et ses délais. Lequel correspond vraiment à ce poste et à ce candidat ?

Dois-je déposer la demande d'autorisation de travail ? Est-ce toujours obligatoire ? Qui s'occupe du visa auprès du consulat, ou du titre de séjour en préfecture ?

Ce poste doit être pourvu vite. Quand mon futur collaborateur pourra-t-il réellement commencer à travailler ?

Quels documents fournir, et lesquels risquent de poser problème ? Comment éviter un refus qui me ferait perdre des semaines voire des mois ?

Employer un étranger sans titre l'autorisant à travailler est notamment puni de 5 ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende, par étranger concerné (article L. 8256-2 du Code du travail). D'autres sanctions administratives peuvent s'y ajouter.

Pendant ce temps, le poste reste vacant.

nationalité française par filiation sans résidence en france
passeport français et documents officiels

Recruter vite tout en protégeant votre entreprise

Vous souhaitez :

  • recruter la bonne personne le plus rapidement possible, avec le bon visa ou titre de séjour dès le départ, pour gagner du temps ;
  • respecter toutes vos obligations d'employeur. Par exemple, l'employeur dispose de deux jours pour vérifier la validité du titre de séjour auprès du préfet du département où l'établissement employeur a son siège (article L. 5221-8 du Code du travail). Il doit conserver l'accusé de réception en cas de contrôle.
  • sécuriser votre entreprise face aux sanctions pénales et administratives ;
  • savoir à l'avance ce qui vous attend : délais, étapes, coûts ;
  • garder ce salarié sur le long terme (renouvellement, changement de poste, évolution du contrat) afin d'obtenir un retour sur investissement.

Conditions pour recruter un talent étranger en France

L'autorisation de travail n'est pas toujours obligatoire

Il convient d'abord de déterminer si l'obtention d'une autorisation de travail est obligatoire dans votre situation. Lorsque certaines conditions sont remplies, votre salarié peut demander directement un visa ou un titre de séjour, sans que vous ayez à obtenir une autorisation de travail en amont.

Par exemple, si votre salarié remplit les conditions d'un visa ou titre de séjour portant la mention « Passeport Talent » ou « Talent » prévu pour les salariés (Passeport Talent Salarié Qualifié, Passeport Talent Carte Bleue européenne, Passeport Talent Entreprise innovante etc.), vous n'avez pas à solliciter d'autorisation de travail. Attention, certaines nationalités relèvent de régimes particuliers (principalement les ressortissants britanniques, algériens, marocains et tunisiens).

Dans ces cas, le salarié s'adresse directement à l'administration française pour son visa ou son titre de séjour. Le processus est plus rapide et vos démarches sont simplifiées.

Quand l'employeur doit-il demander une autorisation de travail ?

Deux grandes situations sont à distinguer :

Le salarié n'a pas encore le droit de travailler en France

Par exemple :

  • il réside en France, mais son titre de séjour ne l'autorise pas à travailler comme salarié (titre « entrepreneur / profession libérale », « visiteur », etc.) ;
  • il ne réside pas encore en France : il faut alors demander rapidement le visa le plus adapté à sa situation, avant sa prise de poste. Les délais d'obtention sont actuellement d'un à deux mois selon le type de visa et le consulat.

Le salarié dispose d'un titre de séjour l'autorisant à travailler en France, mais pas à temps plein

Par exemple :

  • un étudiant étranger titulaire d'un titre de séjour « étudiant » peut travailler jusqu'à 964 heures par an. Au-delà, une autorisation de travail est requise. Il ne peut donc pas travailler à temps plein pour votre entreprise avec son titre de séjour « étudiant ».
  • le salarié a déjà obtenu une autorisation de travail, mais au nom d'un autre employeur. Il n'a pas, pour l'instant, le droit de travailler pour votre entreprise.

Dans ces cas, l'employeur doit demander une autorisation de travail pour que le salarié puisse travailler à temps plein en France.

Les étapes pour obtenir un visa ou un titre de séjour « salarié »

  1. Publication de l'offre d'emploi pendant trois semaines (attention ce processus n’est pas toujours obligatoire).
  2. Demande d'autorisation de travail par l'employeur. Les délais sont actuellement d'un mois (dossier complet et cohérent) à deux mois, voire plus si le dossier est incomplet.
  3. Demande de visa ou de titre de séjour par le salarié :
    - s'il ne réside pas en France : auprès du consulat de France du pays de résidence ou de nationalité du demandeur ;
    - s'il réside en France : demande de changement de statut auprès de la préfecture de son lieu de résidence. Attention, le salarié doit impérativement la déposer entre quatre et deux mois avant l'expiration de son titre de séjour actuel.
dossier administratif nationalité française

Conditions à remplir par l'employeur pour obtenir l'autorisation de travail

L'employeur doit notamment prouver :

  • le respect de ses obligations sociales ;
  • l'absence de condamnation pour travail illégal ou infractions assimilées ;
  • le respect des conditions réglementaires d'exercice de l'activité considérée ;
  • une rémunération au moins égale au SMIC ou au minimum prévu par la convention collective applicable ;
  • en cas de titre de séjour « étudiant », « recherche d'emploi ou création d'entreprise » : l'adéquation entre l'emploi proposé, les diplômes et l'expérience acquise en France ou à l'étranger ;
  • et dans certains cas, l’employeur doit respecter la condition relative à l'opposabilité de l'emploi (voir ci-dessous).

L'opposabilité de la situation de l'emploi : le principe et ses exceptions

La délivrance d'un titre de séjour “salarié” est subordonnée à l'obtention d'une autorisation de travail (article L. 5221-2 du Code du travail). En principe, la situation du marché de l'emploi est opposable au demandeur, c’est-à-dire que l'employeur doit prouver qu'il n'a pas réussi à embaucher une personne qui avait déjà le droit de travailler en France. Pour cela, il doit publier l'offre d'emploi pendant 3 semaines auprès des organismes du service public de l'emploi et démontrer qu'aucune candidature n'a répondu aux exigences du poste.

Cependant, il en existe plusieurs exceptions à ce principe, notamment :

  • l'emploi figure dans la liste des métiers en tension de certaines zones géographiques ;
  • le futur collaborateur séjourne déjà régulièrement en France avec certains types de titres de séjour pour motif professionnel (carte « recherche d'emploi ou création d'entreprise », etc.) ;
  • un accord bilatéral en matière d'immigration et de mobilités professionnelles existe entre la France et le pays d'origine du ressortissant étranger.

Pourquoi se faire assister par un avocat pour embaucher un salarié étranger ?

Je vous accompagne à chaque étape, de l'idée d'embauche à l'arrivée du salarié dans vos équipes, et au-delà.

J'analyse la nationalité, le profil, le poste, la rémunération et la durée envisagée. J'identifie la voie la plus adaptée à votre situation, celle qui demande le moins de démarches de votre part :

  • visa ou titre de séjour vous dispensant de demander une autorisation de travail (passeport talent, carte « recherche d'emploi ou création d'entreprise », carte de résident, etc.) ;
  • ou autorisation de travail à demander par vos soins, en évitant autant que possible la publication de l'offre pendant trois semaines afin de gagner du temps.

Je vous explique vos obligations et je les sécurise. Je vous alerte sur les points de vigilance : un changement d'employeur implique une nouvelle autorisation de travail, et un emploi sans autorisation, même bref, peut compromettre les demandes ultérieures.

Je prépare toutes les pièces et justifications attendues. Je dépose la demande d'autorisation de travail et/ou de titre de séjour auprès des autorités françaises, et je suis son instruction jusqu'à la décision finale.

Je vous guide, ainsi que le salarié, sur la suite : validation de son visa en ligne après l'arrivée, puis éventuelle demande de titre de séjour une fois en France.

Renouvellement, changement de poste, évolution de la rémunération, recrutements multiples : je reste à vos côtés pour que chaque embauche s'inscrive dans une politique claire et que vous obteniez un retour sur votre investissement.

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Recruter un salarié étranger : passez à l'action

Chaque semaine de vacance du poste a un coût, et une erreur de procédure peut en avoir davantage.

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